Statut du Bailleur Privé 2026 : le nouveau dispositif Jeanbrun pour investir dans l’immobilier locatif
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La loi de finances pour 2026 marque un tournant dans la politique du logement en France. Avec la disparition progressive du dispositif Pinel et face à une crise du logement locatif sans précédent, le législateur a introduit un outil inédit : le statut du bailleur privé, rapidement surnommé « dispositif Jeanbrun » du nom du parlementaire à l’origine de la mesure. Codifié à l’article 47 de la loi de finances 2026, ce régime fiscal repose sur un mécanisme d’amortissement déductible, ouvert aux particuliers comme aux sociétés civiles, et applicable sur l’ensemble du territoire français sans condition de zonage. Voici tout ce qu’il faut savoir avant d’investir.

Sommaire

Qu'est-ce que le statut du bailleur privé (dispositif Jeanbrun) ?

Le statut du bailleur privé est un nouveau dispositif fiscal créé par la loi de finances pour 2026. Il permet aux investisseurs qui acquièrent un logement neuf ou rénové pour le louer de déduire de leurs revenus fonciers un amortissement annuel calculé sur la valeur du bien. Contrairement aux dispositifs Pinel ou Denormandie qui offraient une réduction directe d’impôt, le mécanisme Jeanbrun joue sur la base imposable : en amortissant fiscalement le bien, l’investisseur réduit mécaniquement ses revenus fonciers imposables, allégeant ainsi sa charge fiscale sur la durée.

Pourquoi ce dispositif a-t-il été créé ?

Le contexte est limpide. La France traverse une crise profonde de l’offre locative privée : le parc locatif se contracte, les promoteurs voient les ventes de logements neufs s’effondrer, et le dispositif Pinel, pilier de l’investissement locatif depuis 2014, a définitivement pris fin. Il devenait urgent de redonner aux investisseurs particuliers un outil concret et pérenne pour financer leur projet. Le statut du bailleur privé répond à ce double enjeu : relancer la construction neuve tout en garantissant une offre de logements accessibles à des locataires aux ressources encadrées.

Qui est Jean-Luc Jeanbrun ? L’origine du nom du dispositif

Jean-Luc Jeanbrun est un sénateur français à l’origine de l’amendement ayant conduit à l’intégration de ce dispositif dans la loi de finances pour 2026. Son nom est désormais associé au statut du bailleur privé dans le langage courant des professionnels de l’immobilier, même si le texte législatif ne mentionne évidemment pas ce patronyme. Officiellement, le dispositif est codifié aux articles 31 I i) et j) du Code général des impôts.

Quels logements sont éligibles au statut du bailleur privé ?

Le dispositif ne s’applique pas à n’importe quel bien immobilier. Plusieurs conditions cumulatives encadrent l’éligibilité du logement.

Les logements neufs et VEFA

Sont éligibles en premier lieu les logements acquis neufs, en l’état futur d’achèvement (VEFA), ou que le contribuable fait construire lui-même. Cette dernière catégorie est plus large qu’il n’y paraît : elle englobe les constructions ex nihilo (un terrain nu sur lequel on fait bâtir), mais aussi les additions de constructions et les surélévations. Dans tous ces cas, c’est la date de dépôt de la demande de permis de construire, et non la date de l’acte de vente, qui est prise en compte pour vérifier l’entrée dans la fenêtre temporelle du dispositif.

Les logements anciens rénovés : conditions de réhabilitation lourde

Le dispositif est également accessible pour des logements anciens, à condition qu’ils fassent ou aient fait l’objet de travaux importants répondant à deux critères alternatifs :

  • Des travaux concourant à la production d’un immeuble neuf au sens fiscal (article 257 du CGI), c’est-à-dire une rénovation à neuf au sens de la TVA ;
  • Ou des travaux de réhabilitation lourde permettant d’obtenir un DPE de classe A ou B, respectant les critères de sécurité, de qualité sanitaire et d’accessibilité des logements neufs (décret n°2025-913), et représentant au moins 30 % du prix d’acquisition du logement.

Point de vigilance : l’exigence d’un DPE A ou B pour les logements anciens rénovés constitue en pratique un obstacle majeur, notamment pour les biens situés en centre-ville dont la configuration architecturale rend souvent impossible l’atteinte d’un tel niveau de performance énergétique.

La condition d’immeuble collectif : ce qu’il faut savoir

Le logement doit impérativement être situé au sein d’un immeuble d’habitation collectif, au sens de l’article L.111-1, 6° du Code de la construction et de l’habitation, c’est-à-dire un bâtiment à usage principal d’habitation regroupant plus de deux logements partiellement ou totalement superposés. Les maisons individuelles, pavillons et villas sont donc exclus du dispositif. Cette condition s’explique par la volonté du gouvernement de cibler la relance de la construction neuve en immeuble collectif, afin de concilier cet objectif avec les engagements de zéro artificialisation nette des sols en 2050.

Constructions ex nihilo, surélévations et additions : aussi éligibles

Il est important de le préciser : le dispositif s’applique dans les mêmes conditions aux logements que le contribuable fait construire lui-même, qu’il s’agisse de constructions nouvelles sur terrain nu, d’extensions ou de surélévations d’immeubles existants. Dans ces situations, c’est la date de dépôt du permis de construire qui est retenue comme référence temporelle, et non la date d’un acte de vente.

Monuments Historiques et label Fondation du Patrimoine : exclus du dispositif

Le statut du bailleur privé ne s’applique pas aux immeubles classés ou inscrits au titre des Monuments historiques, ni à ceux ayant reçu le label délivré par la Fondation du patrimoine. Ces biens disposent de leurs propres régimes fiscaux (régime Monuments Historiques notamment) et ne peuvent pas se combiner avec ce nouveau statut.

Qui peut bénéficier du dispositif Jeanbrun ?

Les particuliers (personnes physiques)

Toute personne physique souhaitant investir dans un logement locatif neuf ou rénové peut bénéficier du statut du bailleur privé, sans condition de revenus, de patrimoine ou de résidence particulière. Il suffit de respecter les conditions liées au bien, à la location et de formuler l’option lors de la déclaration de revenus.

Les sociétés non soumises à l’IS (SCI, etc.)

Les sociétés non soumises à l’impôt sur les sociétés, comme les sociétés civiles immobilières (SCI) à l’impôt sur le revenu, peuvent également bénéficier du dispositif. Dans ce cas, les associés s’engagent à conserver leurs parts sociales pendant toute la durée de l’engagement de location, soit au minimum neuf ans.

Les cas exclus : démembrement de propriété

Le dispositif n’est pas applicable en cas de démembrement du droit de propriété, que ce soit sur le logement lui-même ou sur les titres de la société propriétaire. Une exception existe toutefois : en cas de décès d’un époux soumis à imposition commune, le conjoint survivant ou le titulaire de l’usufruit peut reprendre le bénéfice du dispositif.

Comment fonctionne l'avantage fiscal du statut du bailleur privé ?

Le coeur du dispositif Jeanbrun repose sur un mécanisme d’amortissement fiscal, c’est-à-dire la possibilité de déduire chaque année une fraction de la valeur du bien de ses revenus fonciers imposables. Ce mécanisme est encadré à la fois dans sa base de calcul, ses taux et ses plafonds.

Le mécanisme d’amortissement : principe et base de calcul

L’amortissement s’applique non pas sur la valeur totale du bien, mais sur une base forfaitaire fixée à 80 % du prix d’acquisition hors foncier. Pour les logements anciens faisant l’objet de travaux, cette base est augmentée du montant des travaux de rénovation. Autrement dit, la valeur du terrain est exclue du calcul, ce qui est cohérent avec la pratique comptable et fiscale habituelle de l’amortissement immobilier.

Exemple concret : pour un appartement neuf acquis 300 000 € (hors terrain), la base amortissable sera de 300 000 € × 80 % = 240 000 €. C’est sur cette base que le taux d’amortissement annuel sera appliqué.

Les taux d’amortissement selon le type de location

Le taux applicable dépend de deux critères : la nature du logement (neuf ou ancien rénové) et le niveau de loyer et de ressources du locataire (intermédiaire, social ou très social). Le tableau ci-dessous récapitule l’ensemble des combinaisons possibles :

HypothèseTaux d'amortissementPlafond annuel / foyer fiscal
Immeuble ancien – location intermédiaire3%8 000 €
Immeuble neuf – location intermédiaire3,50%8 000 €
Immeuble ancien – location sociale3,50%10 000 €
Immeuble ancien – location très sociale4%12 000 €
Immeuble neuf – location sociale4,50%10 000 €
Immeuble neuf – location très sociale5,50%12 000 €

Le tableau des montants utiles d’investissement

Les plafonds annuels de déduction génèrent mécaniquement un plafond implicite d’investissement « utile », c’est-à-dire le montant à partir duquel l’amortissement est saturé. Au-delà de ce montant, l’amortissement théorique excède le plafond et une partie de la déduction est perdue chaque année :

HypothèseTauxPlafond annuelMontant utile d'investissement
Ancien intermédiaire3%8 000 €333 333 €
Neuf intermédiaire3,50%8 000 €285 714 €
Ancien social3,50%10 000 €357 143 €
Ancien très social4%12 000 €375 000 €
Neuf social4,50%10 000 €277 778 €
Neuf très social5,50%12 000 €272 727 €

Ces montants sont calculés dans le cadre d’un investissement unique. En cas de détention de plusieurs biens éligibles, le plafond de 8 000 € (ou majoré) s’applique à l’ensemble des amortissements du foyer fiscal, tous investissements confondus.

Le plafond global et la condition des 50 % pour bénéficier des majorations

Le plafond d’amortissement déductible est fixé à 8 000 € par foyer fiscal et par an, tous investissements confondus. Ce plafond peut être majoré dans les conditions suivantes :

  • Majoration à 10 000 € si au moins 50 % des revenus bruts issus de l’ensemble des logements relevant du dispositif sont affectés à la location sociale ;
  • Majoration à 12 000 € si au moins 50 % de ces revenus sont affectés à la location très sociale.

Cette condition de 50 % s’apprécie au niveau du foyer fiscal sur l’ensemble du parc locatif bénéficiant du statut du bailleur privé. Il ne suffit donc pas qu’un seul bien soit loué en social pour obtenir la majoration : c’est la proportion dans les revenus globaux qui compte.

Le plafond absolu : le cumul des amortissements ne peut dépasser le prix d’acquisition

Une règle importante à connaître : le cumul total des amortissements pratiqués sur un même bien au fil des années ne peut jamais excéder le prix d’acquisition du logement, augmenté le cas échéant du montant des travaux. Une fois ce plafond absolu atteint, aucun amortissement supplémentaire ne peut être déduit pour ce bien.

Le point de départ et la durée de l’amortissement

L’amortissement commence à courir à partir du premier jour du mois d’achèvement de l’immeuble ou des travaux, ou du mois de l’acquisition si elle intervient postérieurement à l’achèvement. Il n’y a pas de durée maximale prédéfinie : l’amortissement continue tant que le plafond absolu n’est pas atteint et que l’engagement de location est respecté.

Une option irrévocable : comment et quand exercer le choix ?

Le caractère irrévocable de l’option : ce que cela implique concrètement

Le statut du bailleur privé ne s’applique pas automatiquement : l’investisseur doit formuler une option expresse lors de sa déclaration de revenus de l’année d’achèvement du logement ou des travaux (ou de l’année d’acquisition si celle-ci est postérieure). Cette option est irrévocable : une fois exercée, il n’est plus possible de renoncer au dispositif pour ce bien. Il convient donc de s’assurer en amont que les conditions sont bien remplies et que la stratégie d’investissement est adaptée sur le long terme.

La fenêtre d’investissement : du 21 février 2026 au 31 décembre 2028

Le dispositif s’applique aux logements dont l’acquisition intervient entre le 21 février 2026 (lendemain de la publication de la loi) et le 31 décembre 2028. Cette fenêtre est relativement courte : moins de trois ans pour saisir l’opportunité. Pour les contribuables qui font construire leur logement, c’est la date de dépôt de la demande de permis de construire qui est retenue.

Acte de vente ou compromis : quelle date fait foi ?

Un point souvent source de confusion : c’est la date de l’acte authentique de vente qui est prise en compte pour l’éligibilité au dispositif, et non la date de signature d’un avant-contrat (compromis de vente, contrat préliminaire de réservation). Même si le compromis a été signé avant le 21 février 2026, l’acte définitif doit intervenir dans la fenêtre temporelle pour que le bien soit éligible.

Quelles sont les obligations du bailleur pour bénéficier du dispositif ?

L’engagement de location nue de 9 ans minimum

Le bénéfice du statut du bailleur privé est conditionné à la souscription d’un engagement de louer le logement nu (non meublé) à usage de résidence principale du locataire pendant une durée minimale de neuf ans. La location meublée est donc exclue. En cas d’acquisition via une SCI, les associés s’engagent par ailleurs à conserver leurs parts sociales jusqu’à l’expiration de cette période.

Les plafonds de loyers et de ressources des locataires

L’engagement de location doit respecter des plafonds de loyers et de ressources des locataires, qui varient selon le niveau de location choisi :

  • Pour une location intermédiaire : les plafonds du dispositif Pinel (LLI) s’appliquent ;
  • Pour une location sociale ou très sociale : les plafonds correspondant aux niveaux Loc 2 et Loc 3 du dispositif Loc’Avantages s’appliquent respectivement.

Ces plafonds conditionnent directement le taux d’amortissement applicable. Un investisseur qui s’engage sur des loyers plus bas (location sociale ou très sociale) bénéficie en contrepartie de taux d’amortissement plus élevés.

Le délai de mise en location : 12 mois maximum

Le logement doit être effectivement mis en location dans un délai de 12 mois suivant la date d’achèvement de l’immeuble ou des travaux, ou suivant la date d’acquisition si celle-ci est postérieure. Ce délai est impératif : un retard de mise en location au-delà de 12 mois peut remettre en cause l’éligibilité au dispositif.

L’interdiction de louer à un proche ou un membre du foyer fiscal

Le logement ne peut pas être loué à un membre du foyer fiscal de l’investisseur, ni à un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus (parents, enfants, frères et sœurs, grands-parents, petits-enfants, oncles, tantes, neveux, nièces). En cas d’acquisition par une SCI, la location à un associé de la société est également interdite. Ces règles anti-abus sont classiques des dispositifs d’investissement locatif fiscalement encouragés.

Que se passe-t-il en cas de rupture de l’engagement de location ?

Le non-respect de l’engagement de location entraîne la remise en cause de l’avantage fiscal selon un mécanisme précis et spécifique :

  • Le montant total des amortissements déduits depuis l’origine est réintégré sous forme de majoration du revenu net foncier ;
  • Pour l’imposition, ce montant est divisé par le nombre d’années civiles pendant lesquelles l’amortissement a été déduit ;
  • La fraction ainsi obtenue est ajoutée au revenu global net de l’année de rupture de l’engagement ;
  • L’impôt correspondant est ensuite calculé en multipliant la cotisation supplémentaire obtenue par ce même nombre d’années.

Ce mécanisme de lissage sur plusieurs années vise à atténuer l’impact fiscal d’une remise en cause, mais la charge peut demeurer significative. Il est donc essentiel d’anticiper les aléas (déménagement, revente, difficultés de location) avant de s’engager.

Quelle est la différence entre le dispositif Jeanbrun et la loi Pinel ?

C’est l’une des questions les plus fréquemment posées par les investisseurs. La réponse est claire : ces deux dispositifs reposent sur des mécanismes fiscaux fondamentalement différents.

Pinel vs Jeanbrun : réduction d’impôt ou amortissement ?

La loi Pinel fonctionnait sur le principe d’une réduction d’impôt directe, c’est-à-dire une somme déduite du montant de l’impôt dû, calculée en pourcentage du prix d’acquisition du bien. Le dispositif Jeanbrun fonctionne sur un mécanisme d’amortissement, qui réduit la base imposable des revenus fonciers. Concrètement, Pinel était plus immédiatement lisible (je déduis X % de mon impôt), tandis que Jeanbrun agit de manière plus indirecte mais potentiellement plus adaptée aux investisseurs fortement imposés sur leurs revenus fonciers.

CritèreLoi PinelDispositif Jeanbrun
Type d'avantage fiscalRéduction d'impôt directeAmortissement déductible des revenus
Condition de zonageOui (zones A, A bis, B1)Non – tout le territoire
Durée d'engagement6, 9 ou 12 ans9 ans minimum
Logements anciensNon (neuf uniquement)Oui (sous conditions de rénovation)
Plafond d'investissement300 000 € / anPas de plafond global (plafond annuel de déduction)
Cumul d'investissementsPlafonné à 2 logements / anPas de plafond du nombre de biens
Applicable en SCI à l'IROuiOui

Les zones géographiques : une contrainte abandonnée avec Jeanbrun

C’est l’un des atouts majeurs du nouveau dispositif : contrairement au Pinel, qui était limité aux zones tendues (A, A bis, B1), le statut du bailleur privé est applicable sur l’ensemble du territoire français, sans aucune condition de zonage. Un investissement dans une ville de taille intermédiaire, une commune rurale en croissance ou une métropole de province est donc tout aussi éligible qu’un bien à Paris ou Lyon. Les plafonds de loyers jouent toutefois un rôle de régulateur indirect de marché.

Ce que Jeanbrun apporte de plus que Pinel

Au-delà de l’absence de zonage, le dispositif Jeanbrun se distingue favorablement sur plusieurs points : il n’impose pas de plafond global du montant investi ni de limite du nombre de biens acquis, il est accessible aux logements anciens rénovés, et il propose des taux d’amortissement plus élevés pour les locations sociales et très sociales. En revanche, son mécanisme d’amortissement est moins immédiatement visible qu’une réduction d’impôt, et son impact fiscal dépend fortement du niveau de revenus fonciers de l’investisseur.

Statut du bailleur privé et déficit foncier : ce qu'il faut savoir

Imputation du déficit foncier sur le revenu global (plafond 10 700 €)

Comme pour tout investissement locatif en revenus fonciers, le déficit foncier généré par les charges du bien (hors amortissement) peut être imputé sur le revenu global du contribuable dans la limite de 10 700 € par an. Le solde éventuel est reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Cette règle fonctionne en complément de l’amortissement et peut permettre d’optimiser significativement la fiscalité globale de l’investissement.

La prolongation du doublement à 21 400 € pour la rénovation énergétique jusqu’en 2027

Un avantage supplémentaire à ne pas négliger : pour les dépenses de rénovation énergétique, le plafond d’imputation du déficit foncier sur le revenu global est doublé à 21 400 €. Ce doublement, initialement temporaire, a été prolongé de deux ans et s’applique jusqu’au 31 décembre 2027. Pour les investisseurs qui rénovent des logements anciens en visant une haute performance énergétique, cet ava

Quel impact sur la plus-value en cas de revente ?

La réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value

Le régime fiscal de la plus-value immobilière connaît une spécificité importante dans le cadre du statut du bailleur privé : les amortissements déduits pendant la période de location sont réintégrés dans le calcul de la plus-value imposable lors de la revente. Concrètement, le prix d’acquisition retenu pour le calcul de la plus-value est minoré du montant total des amortissements admis en déduction. Cela signifie que plus l’investisseur a déduit d’amortissements, plus sa plus-value taxable sera élevée en cas de cession.

Comment anticiper la fiscalité à la sortie ?

Ce mécanisme de réintégration ne remet pas en cause l’intérêt du dispositif, mais il doit être intégré dans la stratégie de sortie. Plusieurs éléments permettent d’atténuer cet impact : l’abattement pour durée de détention (exonération totale après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et 30 ans pour les prélèvements sociaux), et la possible revalorisation du bien qui peut largement compenser la fiscalité supplémentaire. Il est fortement conseillé de simuler le scénario de revente avec un conseiller fiscal avant toute décision d’investissement.

Avec quels autres dispositifs le statut du bailleur privé est-il incompatible ?

Pinel, Denormandie, Malraux, Girardin, Monuments Historiques

Pour les logements anciens faisant l’objet de travaux de rénovation, le statut du bailleur privé n’est pas cumulable avec les dispositifs suivants :

  • La réduction d’impôt Pinel ou Denormandie ;
  • Le dispositif Girardin (investissements outre-mer) ;
  • Le dispositif Malraux (immeubles situés en secteurs sauvegardés) ;
  • Le régime des Monuments Historiques.

Pour les logements neufs, il est également incompatible avec la réduction d’impôt en faveur du logement social en Outre-mer.

Loc’Avantages : une incompatibilité à ne pas négliger

Un point subtil mais important : le dispositif Jeanbrun n’est pas cumulable avec la réduction d’impôt Loc’Avantages, et ce même si l’investisseur respecte exactement les plafonds de loyers et de ressources prévus par Loc’Avantages. Le législateur a expressément prévu cette exclusion pour éviter qu’un même investissement bénéficie à la fois de l’amortissement Jeanbrun et de la réduction d’impôt Loc’Avantages. L’investisseur doit donc choisir l’un ou l’autre.

Statut du bailleur privé : les points de vigilance avant d'investir

Le plafonnement global des amortissements : un frein pour les gros investisseurs ?

Le principal point de vigilance du dispositif Jeanbrun est le plafonnement annuel de l’amortissement déductible à 8 000 € par foyer fiscal (majoré à 10 000 € ou 12 000 € sous conditions). Tous les investissements du foyer fiscal relevant du dispositif sont comptabilisés ensemble. Pour un investisseur souhaitant constituer un patrimoine immobilier conséquent, ce plafond unique peut saturer rapidement et limiter l’efficacité fiscale globale du dispositif au fil des acquisitions successives. Une analyse au cas par cas s’impose.

Les contraintes énergétiques DPE A/B pour l’ancien : souvent inaccessibles en centre-ville

Pour les logements anciens réhabilités (hors rénovation à neuf au sens de la TVA), l’obligation d’obtenir un DPE de classe A ou B après travaux est particulièrement contraignante. Dans les immeubles haussmanniens, les bâtiments historiques ou les copropriétés de centre-ville dont la configuration architecturale est protégée, atteindre ce niveau de performance énergétique est souvent techniquement impossible, ou économiquement non viable. En pratique, le dispositif Jeanbrun sera donc principalement accessible dans l’ancien pour des opérations de réhabilitation lourde sur des immeubles permettant une isolation performante, ce qui oriente naturellement vers le neuf ou les réhabilitations en périphérie.

La durée d’engagement de 9 ans et les conséquences en cas de rupture

Neuf ans est un horizon d’investissement long. Des événements imprévus (mutation professionnelle, séparation, difficultés financières, besoin de liquidités) peuvent contraindre à céder le bien ou à en reprendre l’usage avant le terme. Dans ce cas, l’ensemble des amortissements déduits est remis en cause selon le mécanisme de sanction décrit précédemment. Avant de s’engager, il est indispensable de s’assurer que la durée de portage est compatible avec sa situation patrimoniale et ses projets de vie.

Pas d’encadrement des cumuls : une liberté sous conditions

Contrairement au Pinel qui limitait l’investissement à deux logements par an et à 300 000 €, le dispositif Jeanbrun ne prévoit ni plafond du nombre de biens ni plafond du montant total investi. En revanche, la limite d’efficacité est indirecte : le plafond annuel de déduction (8 000 €) constitue de facto un filtre économique. Par ailleurs, il n’existe aucun délai imposé pour la réalisation des travaux, ni condition de performance énergétique autre que celle exigée au moment du dépôt du permis de construire.

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FAQ : Vos question sur le statut du bailleur privé / Dispositif Jeanbrun

Le dispositif Jeanbrun est-il valable sur tout le territoire ?

Oui, sans exception. Contrairement au Pinel, le statut du bailleur privé ne prévoit aucune condition de zonage géographique. Tout logement situé en France au sein d’un immeuble d’habitation collectif est potentiellement éligible, qu’il soit à Paris, Bordeaux, Nantes, Clermont-Ferrand ou dans une commune plus petite.

Peut-on cumuler plusieurs investissements sous le statut du bailleur privé ?

Oui, il n’existe pas de limite sur le nombre de biens acquis dans le cadre du dispositif. En revanche, le plafond annuel de déduction d’amortissement (8 000 €, 10 000 € ou 12 000 €) s’applique à l’ensemble du foyer fiscal, tous biens confondus. Multiplier les investissements ne démultiplie donc pas proportionnellement l’avantage fiscal.

Quelle est la date limite pour investir avec le dispositif Jeanbrun ?

L’acte authentique de vente doit être signé au plus tard le 31 décembre 2028. La signature d’un compromis ou d’un contrat de réservation ne suffit pas : c’est bien la date de l’acte définitif qui est prise en compte. Pour les constructions que vous faites réaliser vous-même, c’est la date de dépôt du permis de construire qui est retenue.

Une SCI peut-elle bénéficier du statut du bailleur privé ?

Oui, à condition que la SCI soit soumise à l’impôt sur le revenu (et non à l’IS). Les associés doivent s’engager à conserver leurs parts sociales pendant toute la durée minimale de location de neuf ans. Le démembrement de propriété sur les titres de la SCI est en revanche exclu.

Que se passe-t-il si je revends avant 9 ans ?

La revente avant le terme de l’engagement de location entraîne la remise en cause de l’ensemble des amortissements déduits. Ces amortissements sont réintégrés dans vos revenus selon un mécanisme de lissage sur le nombre d’années de déduction. L’impact fiscal peut être significatif ; il est donc crucial d’anticiper ce risque avant de s’engager.

Le dispositif Jeanbrun est-il cumulable avec le déficit foncier ?

Oui, partiellement. L’amortissement Jeanbrun est déduit des revenus fonciers, et les autres charges déductibles (intérêts d’emprunt, frais de gestion, travaux d’entretien, etc.) peuvent générer un déficit foncier imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an (ou 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique jusqu’au 31 décembre 2027).

Le logement doit-il respecter des normes énergétiques particulières ?

Pour les logements neufs, il n’y a pas de condition de performance énergétique au-delà de celle exigée au moment du dépôt du permis de construire. Pour les logements anciens faisant l’objet de travaux de réhabilitation lourde, le logement doit obligatoirement présenter un DPE de classe A ou B après travaux. Cette exigence est l’une des limites pratiques du dispositif pour l’immobilier ancien en centre-ville.

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